{"id":675,"date":"2019-07-30T17:36:29","date_gmt":"2019-07-30T17:36:29","guid":{"rendered":"http:\/\/www.politikfrance.fr\/?page_id=675"},"modified":"2019-11-27T19:49:16","modified_gmt":"2019-11-27T19:49:16","slug":"agriculture","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/www.politikfrance.fr\/index.php\/accueil-2\/reunion\/agriculture\/","title":{"rendered":"AGRICULTURE"},"content":{"rendered":"<h1>L&rsquo;Agriculture \u00e0 la R\u00e9union<\/h1>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Pr\u00e9ambule :<\/p>\n<p>Bien s\u00fbr <strong>ces chiffres<\/strong> ne peuvent refl\u00e9ter la situation de chaque exploitation, mais ils\u00a0<strong>donnent<\/strong> au n\u00e9ophyte un ordre d&rsquo;id\u00e9e lui permettant <strong>une \u00e9valuation<\/strong> des sc\u00e9narios d&rsquo;\u00e9volution <strong>de notre agriculture r\u00e9unionnaise<\/strong>.<\/p>\n<h2>Introduction : Etat des lieux 2018 :<\/h2>\n<p>En 2018, la R\u00e9union compte <strong>7870 agriculteurs sur 42000 ha<\/strong>. Pour rappel la superficie de l&rsquo;Ile fait 251200 ha.<\/p>\n<p>Elle permet l&#8217;emploi de <strong>7534 salari\u00e9s permanents ou partiels<\/strong>, et est responsable de <strong>21000 emplois directes<\/strong>.<\/p>\n<p><strong>57 %<\/strong> de la surface utile <strong>(SAU)<\/strong> est <strong>en Canne \u00e0 Sucre<\/strong> et <strong>28 % en production animale, soit en prairie<\/strong>.<\/p>\n<p>Le <strong>chiffre d&rsquo;affaire<\/strong> moyen annuel est \u00e9valu\u00e9 \u00e0<strong> 400 millions d&rsquo;euros<\/strong>.<\/p>\n<h3>La fili\u00e8re industrielle Canne \u00e0 Sucre :<\/h3>\n<p>Elle concerne <strong>3200 agriculteurs sur 24000 ha<\/strong> soit <strong>57 % de la SAU<\/strong>. En moyenne, les agriculteurs vendent aux usiniers <strong>1.8 millions de tonnes par an<\/strong>. 100 % de la canne est utilis\u00e9 pour la production de sucre. Ses sous produits servent \u00e0 fabriqu\u00e9 du rhum (m\u00e9lasse), et de l&rsquo;\u00e9nergie (bagasse).<\/p>\n<h5>El\u00e9ments techniques :<\/h5>\n<p><strong>La culture est p\u00e9renne<\/strong>, avec une dur\u00e9e de vie minimum de la souche de 7 ans. Sa r\u00e9colte ou<strong> coupe<\/strong> est <strong>annuelle<\/strong>, se fait <strong>sans dessouchage<\/strong>, manuellement ou m\u00e9caniquement, ce qui permet le maintient du sol par le syst\u00e8me racinaire et aussi le paillage v\u00e9g\u00e9tal (quand ce dernier n&rsquo;est pas enlev\u00e9 pour l&rsquo;alimentation de la fili\u00e8re animale). Actuellement la quasi-totalit\u00e9 des exploitations est en agriculture raisonn\u00e9e (que l&rsquo;on qualifie aussi de conventionnelle) avec donc usage des d\u00e9sherbants s\u00e9lectifs pr\u00e9conis\u00e9 par <strong>le minist\u00e8re de l&rsquo;agriculture<\/strong> (comme toute agriculture fran\u00e7aise). Pour cette culture, il n&rsquo;est pas n\u00e9cessaire d&rsquo;appliquer des insecticide, ni bio ni de synth\u00e8se. Cependant il est fait une lutte syst\u00e9matique (mati\u00e8re active issus de la chimie de synth\u00e8se) contre les rats et occasionnelle contre les vers blancs (lutte biologique uniquement ).<\/p>\n<h5>Analyse \u00e9conomique :<\/h5>\n<p><strong>Le prix moyen pay\u00e9 aux planteurs est de l&rsquo;ordre de 80 \u20ac la tonne<\/strong>. <strong>Les charges<\/strong>\u00a0 ajout\u00e9s des prestations (engrais d\u00e9sherbage, irrigation, coupe, chargement, et transport aux plateformes) sont <strong>de l&rsquo;ordre de 40 \u20ac<\/strong>. Bien s\u00fbr, la m\u00e9canisation de la coupe fait baisser ces co\u00fbts, mais la configuration de l&rsquo;\u00eele permet rarement cette option (10 % des surfaces).<\/p>\n<p><strong>Ce revenu<\/strong> est compos\u00e9 de <strong>50 % de subvention actuellement<\/strong>. Dont ces 28 millions m\u00e9diatis\u00e9s ces derni\u00e8res ann\u00e9es depuis \u00ab\u00a0<strong>la fin des quotas<\/strong>\u00a0\u00bb ou la fin de notre march\u00e9 prot\u00e9g\u00e9.<\/p>\n<p>Cette sol canni\u00e8re permet chaque ann\u00e9e la production de\u00a0 pr\u00e9s de <strong>200000 tonnes de sucre<\/strong>, dont pour information, le <strong>march\u00e9 mondiale<\/strong> oscille entre <strong>300 \u20ac\u00a0 et 400 \u20ac la tonne<\/strong>. Plut\u00f4t 300 \u20ac en 2019.<\/p>\n<p>Le <strong>chiffre d&rsquo;affaire<\/strong> actuelle de cette fili\u00e8re tourne au alentour de <strong>144 millions d&rsquo;Euros<\/strong>, dont la moiti\u00e9 donc, en diverses subventions (72 millions).<\/p>\n<h5>Infrastructures :<\/h5>\n<p>Notre territoire dispose de <strong>deux usines sucri\u00e8res<\/strong> de capacit\u00e9 de 1 million de tonne chacune. Nous disposons \u00e9galement d&rsquo;<strong>un terminal d&rsquo;exportation sucrier<\/strong>, de 4 distilleries de rhum, de 2 centrales thermiques productrice d&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9s adoss\u00e9s aux usines.<\/p>\n<h5>Perspectives :<\/h5>\n<p><strong>Actuellement, la fili\u00e8re vie une p\u00e9riode d&rsquo;incertitude,<\/strong> <strong>du<\/strong> \u00e0 la suppression promise<strong> sous la pression de<\/strong> l&rsquo;Europe et les lois de<strong> l&rsquo;OMC<\/strong>, d&rsquo;une subvention de 28 millions, ce qui, au vue des chiffres ci-dessus, compromet le revenu des acteurs de la fili\u00e8re.<\/p>\n<h3>Propositions :<\/h3>\n<p><strong>La Canne \u00e0 sucre assure un service environnemental<\/strong> non n\u00e9gligeable de part sa capacit\u00e9 \u00e0 <strong>maintenir<\/strong> et pr\u00e9server les sols, et donc <strong>le potentiel agricole des terres<\/strong>. Elle est une culture industrielle <strong>peut consommatrice d&rsquo;intrant chimique<\/strong> (pour les professionnels, <strong>IFT de 3,5<\/strong>, comparativement l&rsquo;IFT du bl\u00e9 tendre est de 3,8 et celle de la pomme de terre nationale de 15,6 selon le rapport \u00ab\u00a0Agreste &#8211; Enqu\u00eate Pratiques culturales 2006 et 2011\u00a0\u00bb ).<\/p>\n<p>Cependant nous devons prendre en compte que dans la m\u00eame logique \u00e9conomique qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, la moindre de coupe de subvention fait capoter la fili\u00e8re.<\/p>\n<p>Il est essentiel de r\u00e9fl\u00e9chir de mani\u00e8re globale : Le march\u00e9 mondial permettant un revenu de 70 millions <strong>d&rsquo;Euros<\/strong>, Les subventions non menac\u00e9 atteignant un volume de 40 millions, comment pourrions nous amener dans les 3200 exploitations agricoles canni\u00e8res les <strong>30 millions de valeurs manquantes<\/strong> ?<\/p>\n<p><strong>Sinon<\/strong>, dans la m\u00eame logique \u00e9conomique, <strong>existe t&rsquo;il une autre culture<\/strong> qui fournirait les m\u00eames services que la canne \u00e0 sucre, notamment en mati\u00e8re de gestion de l&rsquo;espace et des sols, qui b\u00e9n\u00e9ficierait d&rsquo;un march\u00e9 porteur et d&rsquo;un prix de vente au moins aussi r\u00e9mun\u00e9rateur, sans un surco\u00fbt exorbitant en mati\u00e8re d&rsquo;infrastructure n\u00e9cessaire <strong>?<\/strong><\/p>\n<p>A notre avis, c&rsquo;est de cette mani\u00e8re que la question se doit d&rsquo;\u00eatre pos\u00e9e.\u00a0 Mais elle ne peut \u00eatre r\u00e9pondu, sans avoir fais le tour des autres fili\u00e8res.<\/p>\n<h3>La Fili\u00e8re Elevage Porcine :<\/h3>\n<p>Il existe <strong>200 exploitations<\/strong> qui comptent <strong>un cheptel de 7600 truies<\/strong>. Elle contribue \u00e0 600 emploies directes et 800 indirecte.<\/p>\n<p>Les exploitations comptent en moyenne 38 truies.<\/p>\n<h4>Analyse technico-\u00e9conomique :<\/h4>\n<p>L&rsquo;installation d&rsquo;<strong>une unit\u00e9 d&rsquo;\u00e9levage de 35 truies avoisine les 700000 \u20ac d&rsquo;investissement<\/strong>. Les taux de subvention sur l&rsquo;investissement sont variable suivant les p\u00e9riodes (Un temps 40 %, et un autre temps 80 %, sous conditions).<\/p>\n<p>Le <strong>chiffre d&rsquo;affaire annuel<\/strong> est estim\u00e9 \u00e0 <strong>4400 \u20ac par t\u00eate de truie<\/strong>. Et la <strong>marge brute<\/strong> au alentour de <strong>1800 \u20ac<\/strong> pour une exploitation en bonne \u00e9tat.<\/p>\n<p>Globalement, entre <strong>10000 et 12000\u00a0 (TEC)<\/strong> tonnes de viande de porc, sous toutes ses formes, frais et charcuteries, sont produites par an. <strong>Le taux de couverture<\/strong> du march\u00e9 locale est estim\u00e9 \u00e0 <strong>47 %<\/strong>. Soit un<strong> prix moyens<\/strong> de 3 \u20ac du kilo en gros. Le cours locale est estim\u00e9 \u00e0 <strong>2.60 \u20ac\/kg<\/strong>.<\/p>\n<p>Le <strong>chiffre d&rsquo;affaire<\/strong> de la fili\u00e8re locale est estim\u00e9 au alentour de <strong>34 millions d&rsquo;Euros<\/strong>.<\/p>\n<p><strong>En 2016, 10720 tonnes ont \u00e9t\u00e9 import\u00e9s<\/strong>. Pour information, le co\u00fbt au kg de carcasse sur le <strong>march\u00e9 international<\/strong> en aout 2019 st de<strong> 1.80 \u20ac\/kg<\/strong>.<\/p>\n<h4>Les Infrastructures :<\/h4>\n<p>ARIBEV :\u00a0l&rsquo;Association R\u00e9unionnaise\u00a0Interprofessionnelle du b\u00e9tail, de la viande et du lait\u00a0regroupe l&rsquo;ensemble des professionnels de la fili\u00e8re porcine.<\/p>\n<p>CPPR : Coop\u00e9rative des Producteurs de porcs de la R\u00e9union :\u00a0\u00a0regroupe plus de 200 \u00e9leveurs (85 % des producteurs). Elle\u00a0organise la production et la collecte de porcs.<\/p>\n<p>SICABAT : Assure l&rsquo;abattage des Porcs.<\/p>\n<p>SICA Viande pays (SVP) : est en charge de la transformation et de la commercialisation<\/p>\n<h3>La Fili\u00e8re Elevage Avicole (volaille) :<\/h3>\n<p>Il existe <strong>154 exploitants<\/strong> pour une production annuelle de <strong>13000 TEC<\/strong> (Tonne \u00e9quivalent Carcasse) de volailles \u00e0 la R\u00e9union. Ce qui correspond \u00e0 un <strong>taux de couverture<\/strong> du march\u00e9 locale de <strong>38 %<\/strong> environ.<\/p>\n<p><strong>Ici<\/strong>, l&rsquo;agriculteur est pay\u00e9 entre <strong>1.70 et 2.70\u20ac le kg<\/strong> de volaille, suivant diff\u00e9rents param\u00e8tres.<\/p>\n<p>Le <strong>chiffre d&rsquo;affaire<\/strong> de la fili\u00e8re est estim\u00e9 \u00e0 <strong>22.1 millions d&rsquo;Euros<\/strong>.<\/p>\n<p><strong>En 2017, 20778 tonnes<\/strong> de volailles ont \u00e9t\u00e9 <strong>import\u00e9s<\/strong>. Le <strong>cours mondiale<\/strong> est au alentour de <strong>2.30 \u20ac\/le kg<\/strong><\/p>\n<h4>Analyse technico-\u00e9conomique :<\/h4>\n<p>L&rsquo;installation d&rsquo;une unit\u00e9 d&rsquo;\u00e9levage de &#8230;&#8230;&#8230;. avoisine les &#8230;&#8230;..00 \u20ac d&rsquo;investissement. Les taux de subvention sur l&rsquo;investissement sont variable suivant les p\u00e9riodes (Un temps 40 %, et un autre temps 80 %, sous conditions).<\/p>\n<p>Le chiffre d&rsquo;affaire annuel est estim\u00e9 \u00e0 &#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.. par m\u00b2. Et la marge brute au alentour de &#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.. pour une exploitation en bonne \u00e9tat.<\/p>\n<p>Le taux de couverture du march\u00e9 locale est estim\u00e9 \u00e0 38 %. Pour un prix moyens entre 1.70 et 2.70 \u20ac du kilo suivant diff\u00e9rents param\u00e8tres de qualit\u00e9.<\/p>\n<p>Le chiffre d&rsquo;affaire de la fili\u00e8re locale est estim\u00e9 au alentour de 22.1 millions d&rsquo;Euros.<\/p>\n<p>En 2017, 20778 tonnes de volaille ont \u00e9t\u00e9 import\u00e9s. Pour information, le co\u00fbt au kg de carcasse sur le march\u00e9 international est au alentour de 2.30 \u20ac.<\/p>\n<h4>Les Infrastructures :<\/h4>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>La Fili\u00e8re Elevage Bovins lait :<\/h3>\n<p>Il existait <strong>2900 vaches laiti\u00e8res pour 101 exploitants<\/strong> sur l&rsquo;\u00eele en 2018.<\/p>\n<h4>Analyse technico-\u00e9conomique :<\/h4>\n<p>L&rsquo;installation d&rsquo;une unit\u00e9 d&rsquo;\u00e9levage de &#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230; avoisine les &#8230;&#8230;&#8230;&#8230; d&rsquo;investissement. Les taux de subvention sur l&rsquo;investissement sont variable suivant les p\u00e9riodes (Un temps 40 %, et un autre temps 80 %, sous conditions).<\/p>\n<p>Le <strong>chiffre d&rsquo;affaire<\/strong> annuel par t\u00eate est estim\u00e9 \u00e0 <strong>4200 \u20ac par t\u00eate de vache<\/strong>. Et la <strong>marge brute<\/strong> au alentour de <strong>2055 \u20ac<\/strong> pour une exploitation en bonne \u00e9tat.<\/p>\n<p>Globalement, <strong>18 millions de litres de lait<\/strong> est <strong>produite<\/strong> \u00e0 la R\u00e9union tout les ans. <strong>Le prix<\/strong> pay\u00e9 aux agriculteurs est en moyenne de <strong>0.30 \u20ac le litre<\/strong>. <strong>Le taux de couverture<\/strong> globale est de <strong>40 % du march\u00e9<\/strong> et repr\u00e9sente un <strong>chiffre d&rsquo;affaire de 5.9 millions d&rsquo;euros<\/strong>.<\/p>\n<p>Nous estimons <strong>l&rsquo;importation 2017 \u00e0 20 millions de litre<\/strong>. Le cours mondiale liquide est de 0.32\u20ac\/l, mais les formes exportables sous souvent le lait en poudre, qui lui se n\u00e9gocie \u00e0 <strong>1.60\u20ac le kg<\/strong>, ce qui correspond \u00e0 la reconstitution de <strong>6 litres de lait<\/strong> liquide.<\/p>\n<h4>Les Infrastructures :<\/h4>\n<h3>La fili\u00e8re Bovins Viande :<\/h3>\n<p>Sur l&rsquo;\u00eele <strong>337 exploitants<\/strong>, adh\u00e9rents \u00e0 la SICAREVIA pour plus de 80 %, s&rsquo;occupent annuellement de <strong>6870 bovins<\/strong>. La production avoisinne les <strong>1808 TEC <\/strong>(Tonnes\u00a0Equivalent Carcasses) dont 1585 passent par la SICAREVIA.<\/p>\n<h4>El\u00e9ments technico-\u00e9conomique :<\/h4>\n<p>Le <strong>Chiffre d&rsquo;affaire par t\u00eate<\/strong> est estim\u00e9 \u00e0 <strong>1700 \u20ac<\/strong> et la marge brute par t\u00eate \u00e0 <strong>1100 \u20ac<\/strong> pour une exploitation en bonne \u00e9tat. L&rsquo;agriculteur vends sa viande \u00e0 <strong>4,10 \u20ac\/kg<\/strong>.<\/p>\n<p>Le <strong>chiffre d&rsquo;affaire<\/strong> de la fili\u00e8re est estim\u00e9 \u00e0 <strong>7,5 millions d&rsquo;Euros<\/strong> annuellement. Le taux de couverture est de <strong>39 % ou 24 %<\/strong> en incluant le congel\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Les importations<\/strong> eux, avoisinent <strong>les 5773 TEC<\/strong>. Le <strong>cours du march\u00e9 mondiale<\/strong> est autour de <strong>3,70 \u00e0 4,10 \u20ac\/kg<\/strong> pour les carcasses de vaches.<\/p>\n<h3>Les Infrastructures :<\/h3>\n<h3>La fili\u00e8re l\u00e9gumes \u00e0 la R\u00e9union :<\/h3>\n<p><strong>2950 exploitations<\/strong> produisent sur <strong>2200 ha<\/strong>. Le volume de <strong>production<\/strong> globale est estim\u00e9 \u00e0 <strong>45000 tonnes<\/strong> annuelles.<\/p>\n<h4>El\u00e9ments technico-\u00e9conomiques :<\/h4>\n<p>Il est difficile d&rsquo;appr\u00e9hender l&rsquo;\u00e9conomie de cette fili\u00e8re en raison des multiples param\u00e8tres qu&rsquo;elle comprend. Il y a plus de <strong>20 esp\u00e8ces cultiv\u00e9es<\/strong>, avec chacun sa propre logique \u00e9conomique et ses diverses techniques.<\/p>\n<p>Nous pouvons affirmer sans h\u00e9sitation que<strong> les marges brutes annuelles<\/strong> de ces productions sont bien plus \u00e9lev\u00e9s que la Canne \u00e0 Sucre, de l&rsquo;ordre de <strong>20000 \u20ac\/ha annuelle<\/strong>.\u00a0 <strong>Mais elles sont exigeantes<\/strong> sur plein de param\u00e8tre, notamment technique, et comportent aussi d&rsquo;<strong>un c\u00f4t\u00e9 al\u00e9atoire<\/strong> en raison des cours des march\u00e9s impr\u00e9visible et des risques d&rsquo;intemp\u00e9ries.<\/p>\n<p>Certains l\u00e9gumes disposent th\u00e9oriquement de marges de manoeuvre importantes : Ceux qui repr\u00e9sentent les <strong>80 % des l\u00e9gumes import\u00e9s : ail, oignon, pomme de terre, carotte.<\/strong><\/p>\n<p>Par exemple, <strong>nous consommons 10000 tonnes d&rsquo;oignons<\/strong> alors que <strong>nous en produisons<\/strong> au alentour de <strong>700 tonnes<\/strong>. Un diff\u00e9rentiel de 9000 tonnes. Rien que pour cette fili\u00e8re <strong>le volume financier potentiel<\/strong> est \u00e9norme, de l&rsquo;ordre de<strong> 9000000 d&rsquo;Euros<\/strong> si on table sur un produit vendu \u00e0 <strong>1\u20ac\/kg<\/strong>, ce qui correspond \u00e0 un prix de vente minimum, au regard des co\u00fbts de production locaux. Pour information, le <strong>cours mondiale<\/strong> est de l&rsquo;ordre de <strong>0.20 \u20ac \u00e0 0.50 \u20ac\/kg<\/strong>. Chez nous, il serait n\u00e9cessaire de s\u00e9curiser les diff\u00e9rentes techniques, beaucoup de l\u00e9gumes \u00e9tant saisonniers, et aussi augmenter les possibilit\u00e9s de stockages pour lisser les ventes.<\/p>\n<p>Le <strong>taux de couverture<\/strong> du march\u00e9 locale est de l&rsquo;ordre de <strong>75 % en frais et 55 % en total<\/strong> en consid\u00e9rant les produits congel\u00e9s, les conserves et les pr\u00e9parations import\u00e9es.<\/p>\n<p>Nous pouvons dire que <strong>le chiffre d&rsquo;affaire<\/strong> de la fili\u00e8re avoisine les <strong>85 millions d&rsquo;euros.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Les importations 2017<\/strong> avoisinent les <strong>22540 tonnes<\/strong>. En l\u00e9gumes non conditionn\u00e9s.<\/p>\n<p>Les exportations sont faible, de l&rsquo;ordre de 31 tonnes.<\/p>\n<p>http:\/\/daaf.reunion.agriculture.gouv.fr\/IMG\/pdf\/publi_2017_taux_de_couverture_mis_en_forme_cle0a5e55.pdf<\/p>\n<p>La fili\u00e8re Fruits de la R\u00e9union :<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Les Plantes \u00e0 Parfum Aromatiques et M\u00e9dicinales, Les PAPAM<\/h3>\n<p>C&rsquo;est une fili\u00e8re agricole de diversification, pourrait entre autre lorgn\u00e9 sur un march\u00e9 de luxe, c\u00f4t\u00e9 cosm\u00e9tique, ce qui \u00e9viterait de se confronter \u00e0 la concurrence des producteurs de riz sous pay\u00e9s ou des c\u00e9r\u00e9aliers aux surfaces gigantesques.<\/p>\n<p>D&rsquo;apr\u00e8s l&rsquo;APLAMEDOM (Association pour les Plantes Aromatiques et M\u00e9dicinales de la R\u00e9union), notre Ile compte plus de 200 esp\u00e8ces \u00e0 usages th\u00e9rapeutiques, et une quantit\u00e9s difficilement quantifiable de plante aromatique. De 2012 \u00e0 2016, <strong>22 de nos plantes<\/strong> ont \u00e9t\u00e9 inscrites<strong> \u00e0 la pharmacop\u00e9e fran\u00e7aise<\/strong> (dont le fleur jaune).<\/p>\n<p>On estime \u00e0\u00a0 la surface de PAPAM \u00e0 <strong>200 ha<\/strong> aujourd&rsquo;hui pour une centaine de producteurs.<\/p>\n<h4>proposition :<\/h4>\n<p>Faire une liste de la Cosmotop\u00e9e locale.<\/p>\n<p>Consolider et d\u00e9velopper la fili\u00e8re PAPAM.<\/p>\n<p>D\u00e9velopper les processus et fili\u00e8res de transformation et conditionnement<\/p>\n<h3>Les Friches au potentiel agricole :<\/h3>\n<p>La CIREST : 3000 ha<\/p>\n<p>Le Parc National : 5000 ha<\/p>\n<p>traitement du lait en provenance des \u00e9levages laitiers.<\/p>\n<p>LA LUTTE CONTRE LES ADDICTIONS :<\/p>\n<p>Drogues, docteurs METE quotidien 1er aout 2019<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Juillet 2019 &#8230;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;Agriculture \u00e0 la R\u00e9union &nbsp; Pr\u00e9ambule : Bien s\u00fbr ces chiffres ne peuvent refl\u00e9ter la situation de chaque exploitation, mais ils\u00a0donnent au n\u00e9ophyte un ordre d&rsquo;id\u00e9e lui permettant une \u00e9valuation des sc\u00e9narios d&rsquo;\u00e9volution de notre agriculture r\u00e9unionnaise. Introduction : Etat <a href=\"http:\/\/www.politikfrance.fr\/index.php\/accueil-2\/reunion\/agriculture\/\" class=\"read-more\">En savoir plus &#8230;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"parent":281,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-675","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.politikfrance.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/675","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.politikfrance.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.politikfrance.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.politikfrance.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.politikfrance.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=675"}],"version-history":[{"count":19,"href":"http:\/\/www.politikfrance.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/675\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":762,"href":"http:\/\/www.politikfrance.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/675\/revisions\/762"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.politikfrance.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/281"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.politikfrance.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=675"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}