AGRICULTURE

L’Agriculture à la Réunion

 

Préambule :

Bien sûr ces chiffres ne peut réfléter la situation de chaque exploitation, mais il donne au néophyte un ordre d’idée lui permettant une

Introduction : Etat des lieux 2018 :

En 2018, la Réunion compte 7870 agriculteurs sur 42000 ha. Pour rappel la superficie de l’Ile fait 251200 ha.

Elle permet l’emploi de 7534 salariés permanents ou partiels, et est responsable de 21000 emplois directes.

57 % de la surface utile (SAU) est en Canne à Sucre et 28 % en production animale, soit en prairie.

Le chiffre d’affaire moyen annuel est estimé à 400 millions d’euros.

La filière industrielle Canne à Sucre :

Elle concerne 3200 agriculteurs sur 24000 ha soit 57 % de la SAU. En moyenne, les agriculteurs vendent aux usiniers 1.8 millions de tonnes par an. 100 % de la canne est utilisé pour la production de sucre. Ses sous produits servent à fabriqué du rhum (mélasse), et de l’énergie (bagasse).

Eléments techniques :

La culture est pérenne, avec une durée de vie minimum de la souche de 7 ans. Sa récolte ou coupe est annuelle, se fait sans dessouchage, manuellement ou mécaniquement, ce qui permet le maintient du sol par le système racinaire et aussi le paillage végétal (quand ce dernier n’est pas enlevé pour l’alimentation de la filière animale). Actuellement la quasi-totalité des exploitations est en agriculture raisonnée (que l’on qualifie aussi de conventionnelle) avec donc usage des désherbants sélectifs préconisé par le ministère de l’agriculture (comme toute agriculture française). Pour cette culture, il n’est pas nécessaire d’appliquer des insecticide, ni bio ni de synthèse. Cependant il est fait une lutte systématique (matière active issus de la chimie de synthèse) contre les rats et occasionnelle contre les vers blancs (lutte biologique uniquement ).

Analyse économique :

Le prix moyen payé aux planteurs est de l’ordre de 80 € la tonne. Les charges  ajoutés des prestations (engrais désherbage, irrigation, coupe, chargement, et transport aux plateformes) sont de l’ordre de 40 €. Bien sûr, la mécanisation de la coupe fait baisser ces coûts, mais la configuration de l’île permet rarement cette option (10 % des surfaces).

Ce revenu est composé de 50 % de subvention actuellement. Dont ces 28 millions médiatisés ces dernières années depuis « la fin des quotas » ou la fin de notre marché protégé.

Cette sol cannière permet chaque année la production de  prés de 200000 tonnes de sucre, dont pour information, le marché mondiale oscille entre 300 €  et 400 € la tonne. Plutôt 300 € en 2019.

le chiffre d’affaire actuelle de cette filière tourne au alentour de 144 millions d’Euros, dont la moitié donc, en diverses subventions (72 millions).

Infrastructures :

Notre territoire dispose de deux usines sucrières de capacité de 1 million de tonne chacune. Nous disposons également d’un terminal d’exportation sucrier, de 4 distilleries de rhum, de 2 centrales thermiques productrice d’électricités adossés aux usines.

Perspectives :

Actuellement, la filière vie une période d’incertitude, du à la suppression promise sous la pression de l’Europe et les lois de l’OMC, d’une subvention de 28 millions, ce qui, au vue des chiffres ci-dessus, compromet le revenu des acteurs de la filière.

Propositions :

La Canne à sucre assure un service environnemental non négligeable de part sa capacité à maintenir et préserver les sols, et donc le potentiel agricole des terres. Elle est une culture industrielle peut consommatrice d’intrant chimique (pour les professionnels, IFT de 3,5, comparativement l’IFT du blé tendre est de 3,8 et celle de la pomme de terre nationale de 15,6 selon le rapport « Agreste – Enquête Pratiques culturales 2006 et 2011 » ).

Cependant nous devons prendre en compte que dans la même logique économique qu’aujourd’hui, la moindre de coupe de subvention fait capoter la filière.

Il est essentiel de réfléchir de manière globale : Le marché mondial permettant un revenu de 70 millions d’Euros, Les subventions non menacé atteignant un volume de 40 millions, comment pourrions nous amener dans les 3200 exploitations agricoles cannières les 30 millions de valeurs manquantes ?

Sinon, dans la même logique économique, existe t’il une autre culture qui fournirait les mêmes services que la canne à sucre, notamment en matière de gestion de l’espace et des sols, qui bénéficierait d’un marché porteur et d’un prix de vente au moins aussi rémunérateur, sans un surcoût exorbitant en matière d’infrastructure nécessaire ?

A notre avis, c’est de cette manière que la question se doit d’être posée.  Mais elle ne peut être répondu, sans avoir fais le tour des autres filières.

La Filière Elevage Porcine :

Il existe 200 exploitations qui comptent un cheptel de 7600 truies. Elle contribue à 600 emploies directes et 800 indirecte.

Les exploitations comptent en moyenne 38 truies.

Analyse technico-économique :

L’installation d’une unité d’élevage de 35 truies avoisine les 700000 € d’investissement. Les taux de subvention sur l’investissement sont variable suivant les périodes (Un temps 40 %, et un autre temps 80 %, sous conditions).

Le chiffre d’affaire annuel est estimé à 4400 € par tête de truie. Et la marge brute au alentour de 1800 € pour une exploitation en bonne état.

Globalement, entre 10000 et 12000  (TEC) tonnes de viande de porc, sous toutes ses formes, frais et charcuteries, sont produites par an. Le taux de couverture du marché locale est estimé à 47 %. Soit un prix moyens de 3 € du kilo en gros. Le cours locale est estimé à 2.60 €/kg.

Le chiffre d’affaire de la filière locale est estimé au alentour de 34 millions d’Euros.

En 2016, 10720 tonnes ont été importés. Pour information, le coût au kg de carcasse sur le marché international en aout 2019 st de 1.80 €.

Les Infrastructures :

ARIBEV : l’Association Réunionnaise Interprofessionnelle du bétail, de la viande et du lait regroupe l’ensemble des professionnels de la filière porcine.

CPPR : Coopérative des Producteurs de porcs de la Réunion :  regroupe plus de 200 éleveurs (85 % des producteurs). Elle organise la production et la collecte de porcs.

SICABAT : Assure l’abattage des Porcs.

SICA Viande pays (SVP) : est en charge de la transformation et de la commercialisation

La Filière Elevage Avicole (volaille) :

Il existe 154 exploitants pour une production annuelle de 13000 TEC (Tonne équivalent Carcasse) de volailles à la Réunion. Ce qui correspond à un taux de couverture du marché locale de 38 % environ.

Ici, l’agriculteur est payé entre 1.70 et 2.70€ le kg de volaille, suivant différents paramètres.

Le chiffre d’affaire de la filière est estimé à 22.1 millions d’Euros.

En 2017, 20778 tonnes de volailles ont été importés. Le cours mondiale est au alentour de 2.30 €/le kg

Analyse technico-économique :

L’installation d’une unité d’élevage de ………. avoisine les ……..00 € d’investissement. Les taux de subvention sur l’investissement sont variable suivant les périodes (Un temps 40 %, et un autre temps 80 %, sous conditions).

Le chiffre d’affaire annuel est estimé à ………….. par m². Et la marge brute au alentour de ………….. pour une exploitation en bonne état.

Le taux de couverture du marché locale est estimé à 38 %. Pour un prix moyens entre 1.70 et 2.70 € du kilo suivant différents paramètres de qualité.

Le chiffre d’affaire de la filière locale est estimé au alentour de 22.1 millions d’Euros.

En 2017, 20778 tonnes de volaille ont été importés. Pour information, le coût au kg de carcasse sur le marché international est au alentour de 2.30 €.

Les Infrastructures :

 

La Filière Elevage Bovins lait :

Il existait 2900 vaches laitières pour 101 exploitants sur l’île en 2018.

Analyse technico-économique :

L’installation d’une unité d’élevage de …………… avoisine les ………… d’investissement. Les taux de subvention sur l’investissement sont variable suivant les périodes (Un temps 40 %, et un autre temps 80 %, sous conditions).

Le chiffre d’affaire annuel par tête est estimé à 4200 € par tête de vache. Et la marge brute au alentour de 2055 € pour une exploitation en bonne état.

Globalement, 18 millions de litres de lait est produite à la Réunion tout les ans. Le prix payé aux agriculteurs est en moyenne de 0.30 € le litre. Le taux de couverture globale est de 40 % du marché et représente un chiffre d’affaire de 5.9 millions d’euros.

Nous estimons l’importation 2017 à 20 millions de litre. Le cours mondiale liquide est de 0.32€/l, mais les formes exportables sous souvent le lait en poudre, qui lui se négocie à 1.60€ le kg, ce qui correspond à la reconstitution de 6 litres de lait liquide.

Les Infrastructures :

La filière Bovins Viande :

Sur l’île 337 exploitants, adhérents à la SICAREVIA pour plus de 80 %, s’occupent annuellement de 6870 bovins. La production avoisinne les 1808 Tonnes Equivalent Carcasses (TEC) dont 1585 passent par la SICAREVIA.

Eléments technico-économique :

Le Chiffre d’affaire par tête est estimé à 1700 € et la marge brute par tête à 1100 € pour une exploitation en bonne état. L’agriculteur vends sa viande à 4,10 €/kg.

Le chiffre d’affaire de la filière est estimé à 7,5 millions d’Euros annuellement.

Les importations eux, avoisinent les 5773 TEC. Le cours du marché mondiale est autour de 3,70 à 4,10 €/kg pour les carcasses de vaches.

Les Infrastructures :

La filière légumes à la Réunion :

2950 exploitations produisent sur 2200 ha. Le volume de production globale est estimé à 45000 tonnes annuelles.

Eléments technico-économiques :

Il est difficile d’appréhender l’économie de cette filière en raison des multiples paramètres qu’elle comprend. Il y a plus de 20 espèces cultivées, avec chacun sa propre logique économique et ses diverses techniques.

Nous pouvons affirmer sans hésitation que les marges brutes annuelles de ces productions sont bien plus élevés que la Canne à Sucre, de l’ordre de 20000 € annuelle.  Mais elles sont exigeantes sur plein de paramètre, notamment technique, et comportent aussi d’un côté aléatoire en raison des cours des marchés imprévisible et des risques d’intempéries.

Certains légumes disposent théoriquement de marges de manoeuvre importantes : Ceux qui représentent les 80 % des légumes importés : ail, oignon, pomme de terre, carotte.

Par exemple, nous consommons 10000 tonnes d’oignons alors que nous en produisons au alentour de 700 tonnes. Un différentiel de 9000 tonnes. Rien que pour cette filière le volume financier potentiel est énorme, de l’ordre de 9000000 d’Euros si on table sur un produit vendu à 1€/kg, ce qui correspond à un prix de vente minimum, au regard des coûts de production locaux. Pour information, le cours mondiale est de l’ordre de 0.20 € à 0.50 €/kg. Chez nous, il serait nécessaire de sécuriser les différentes techniques, beaucoup de légumes étant saisonniers, et aussi augmenter les possibilités de stockages pour lisser les ventes.

Le taux de couverture du marché locale est de l’ordre de 75 % en frais et 55 % en total en considérant les produits congelés, les conserves et les préparations importées.

Nous pouvons dire que le chiffre d’affaire de la filière avoisine les 85 millions d’euros.

Les importations 2017 avoisinent les 22540 tonnes. En légumes non conditionnés.

Les exportations sont faible, de l’ordre de 31 tonnes.

http://daaf.reunion.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/publi_2017_taux_de_couverture_mis_en_forme_cle0a5e55.pdf

La filière Fruits de la Réunion :

 

 

 

 

 

 

Les Plantes à Parfum Aromatiques et Médicinales, Les PAPAM

C’est une filière agricole de diversification, pourrait entre autre lorgné sur un marché de luxe, côté cosmétique, ce qui éviterait de se confronter à la concurrence des producteurs de riz sous payés ou des céréaliers aux surfaces gigantesques.

D’après l’APLAMEDOM (Association pour les Plantes Aromatiques et Médicinales de la Réunion), notre Ile compte plus de 200 espèces à usages thérapeutiques, et une quantités difficilement quantifiable de plante aromatique. De 2012 à 2016, 22 de nos plantes ont été inscrites à la pharmacopée française (dont le fleur jaune).

On estime à  la surface de PAPAM à 200 ha aujourd’hui pour une centaine de producteurs.

proposition :

Faire une liste de la Cosmotopée locale.

Consolider et développer la filière PAPAM.

Développer les processus et filières de transformation et conditionnement

Les Friches au potentiel agricole :

La CIREST : 3000 ha

Le Parc National : 5000 ha

traitement du lait en provenance des élevages laitiers.

LA LUTTE CONTRE LES ADDICTIONS :

Drogues, docteurs METE quotidien 1er aout 2019

 

 

Juillet 2019 …